Rencontre avec Dorine Montagne, l’âme libre derrière la cosmétique engagée Dohèm
Il y a des noms qui sonnent comme une évidence. Montagne, pour une Haute-Savoyarde née et élevée au cœur des reliefs, cela ne s’invente pas. Et pourtant, derrière ce patronyme presque prédestiné, se cache surtout une personnalité lumineuse, accessible et profondément engagée. « Il n’y a que les montagnes qui ne se rencontrent pas », dit l’adage. Alors croisez Dorine, et vous comprendrez vite que certaines rencontres marquent.
Une enfance enracinée et des valeurs solides
C’est à Cornier, dans une atmosphère campagnarde et familiale, que Dorine grandit. Entourée de son frère, de sa mère Claude, auxiliaire de vie et de son père, Bruno, artisan serrurier métallurgiste, elle apprend très tôt le goût de l’effort, l’indépendance et l’amour du travail bien fait.
Grande, élancée, sportive, Dorine forge aussi son mental sur les rings. Plus de dix ans de sports de combat — kickboxing et boxe thaï — sculptent son caractère. « Il ne fallait pas m’embêter », glisse-t-elle avec un sourire. Mais derrière cette force, une constante : le soin de soi, déjà, avec une attirance pour des produits simples, sains, efficaces.
De l’industrie à la remise en question
Formée à l’esthétique, Dorine entre ensuite chez L’Oréal, où elle évolue plus de dix ans en tant qu’experte. Une expérience riche, structurante, mais qui finit par créer un décalage.
« J’y ai beaucoup appris, mais je ne me retrouvais plus dans certaines pratiques », confie-t-elle.
Le véritable tournant survient à la naissance de son fils, Roméo. « Quand il était bébé, je fabriquais moi-même ses produits : gels, soins, savons… sans perturbateurs endocriniens, avec uniquement des ingrédients naturels. »
Une prise de conscience forte, presque instinctive. Quelques mois plus tard, Dohèm voit le jour.
Dohèm : une vision moderne de la beauté
Installée à Cluses, Dohèm n’est pas qu’une marque de cosmétiques. C’est un manifeste.
Bio, naturel, chic et artisanal, le positionnement est clair. Tous les produits sont conçus, formulés et fabriqués à la main dans un laboratoire dédié, conforme aux normes strictes des Bonnes Pratiques de Fabrication.
« La cosmétique n’est pas qu’une question d’apparence, c’est une science de l’équilibre », rappelle Dorine.
L’innovation : le rechargeable intelligent
Pourquoi jeter un bel écrin après quelques semaines d’utilisation ? Dohèm répond avec un concept simple et efficace :
- Un pot en verre noble, durable et réutilisable à l’infini
- Des recharges en PET recyclable
- Jusqu’à 90 % de déchets en moins
Une approche qui conjugue luxe, écologie et économie.
Le choix du vivant
À rebours de la cosmétique industrielle, Dohèm privilégie des matières premières brutes :
- Hydrolats français fraîchement distillés
- Macérâts maison (calendula, carotte, pissenlit…)
- Plantes locales issues de cueillettes éthiques
- Zéro pétrochimie
« Nous croyons en la puissance des plantes vivantes », insiste Dorine.
Une expertise maîtrisée de A à Z
Contrairement à de nombreuses marques, Dohèm ne sous-traite pas sa création. Chaque formule est pensée comme une architecture précise :
Création de formules uniques
Synergie des actifs naturels
Production de certains ingrédients en interne
Résultat : des soins pour le visage et le corps (nettoyants, sérums, crèmes, masques, savons), adaptés à toutes les préoccupations — de l’éclat aux imperfections.
Une marque, une mission
Dohèm porte une ambition claire : réapprendre à consommer intelligemment et sainement, sans compromis.
Ses valeurs :
- Transparence
- Naturalité
- Expertise
- Éco-responsabilité
Et cette conviction forte : la beauté doit soigner, pas masquer.
Une ouverture vers l’univers masculin
Avec la gamme MAISON 65, Dohèm élargit son expertise. Dédiée aux hommes, cette ligne de soins pour la peau et la barbe est née d’une collaboration avec une experte du soin masculin, et fabriquée avec la même exigence dans le laboratoire savoyard.
« Changer notre façon de consommer »
En conclusion, Dorine résume son engagement avec simplicité :
« Que chacun adopte une autre façon de consommer, pour un monde plus sain et une planète plus pure. »
Dans un secteur souvent dominé par le marketing, Dohèm trace une autre voie — plus sincère, plus locale, plus consciente. Et si finalement, la vraie modernité était là ?